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Petit cours de botanique

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Ravageurs et maladies

PETIT COURS DE BOTANIQUE:

MIMOSA par-ci, ...ACACIA par-là…Qui suis-je ?

« Mimosa »  c’est   en fait mon  nom commun, celui que nous employons tous pour me nommer.

Mon  nom  botanique et  Français  est ACACIA. J’appartiens a la grande famille des   FABACEES    (anciennement LEGUMINEUSES) et à la sous-famille des MIMOSOIDEES  (MIMOSACEES).

L’arbre que nous appelons couramment à tort « Acacia »,originaire d’Amérique  du nord, muni d’épines, au feuillage caduque et a  la  floraison  en  grappes  de  fleurs blanches au printemps est botaniquement un PSEUDO-ACACIA ou ROBINIA  au nom français de ROBINIER, introduit en Europe en 1601 par le botaniste Jean ROBIN 1550/1629.

De même, ce qui est dit botaniquement pour le mot MIMOSA a pour nom français « Mimeuse » et pour nom commun « Sensitive »  Ex : MIMOSA Pudica.

C’est en fait, la seule plante qui a le vrai nom de MIMOSA. Les ACACIAS sont des arbres ou arbrisseaux, parfois sous-arbrisseaux, rarement des lianes, épineux ou non, qui croissent dans les terrains les plus variés, généralement secs. Certaines espèces sont franchement silicicoles, d’autres calcicoles, quelques-unes supportant le sel peuvent végéter dans les terrains sablonneux et salés (dunes).

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D’ou viennent-ils ?

Origine et répartition géographique :

Les Acacias se rencontrent dans toutes les régions tropicales et subtropicales du globe. La répartition est loin d’y etre uniforme et personne ne peut etre formel mais les scientifiques estiment qu’il existe plus de 1200 espèces dont plus de 800 natifs d’AUSTRALIE.

Ils sont présents dans ce pays sous tous les climats : sur les côtes, dans les déserts, ainsi que dans la ceinture tropicale nord. C’est la flore principale des terres arides, que l’on trouve aussi en Tasmanie avec pas moins de 300 espèces. D’autres restent encore a répertorier.

L’ASIE ne renferme qu’un nombre assez restreint d’espèces, avec l’INDE pour centre. Quelques unes réparties dans la péninsule indochinoise, font jonction par l’INDONESIE avec les espèces australiennes. Tandis que d’autres, croissant en ARABIE, relient les acacias asiatiques à ceux de l’est africain.  L’AFRIQUE est assez riche : ce sont surtout les régions orientales et équatoriales de l’Erythrée et de la Somalie au Congo et au Cap en AFRIQUE du Sud, qui sont particulièrement peuplées par certaines espèces.

En AMERIQUE, la zone des acacias va du sud des Etats- Unis (Texas, Mexique) à l’Argentine et au Chili. Les principales zones de peuplement étant le Mexique et la zone équatoriale. On en trouve également dans certaines îles du Pacifique et de l’Océan Indien. La plupart des acacias introduits sur notre littoral méditerranéen ou dans l’ouest français sont d’origine australienne. Si nous comparons notre climat méditerranéen à celui des régions sud-australiennes, nous sommes frappés des ressemblances concernant les principales données météorologiques, telles que température, insolation et pluviométrie : elles expliquent le succés de l’introduction des plantes de cette région du monde au XIXe siècle, quelquefois avant. En règle générale, les espèces en provenance du sud de l’AUSTRALIE (Nouvelle-Galles du sud, Victoria, Tasmanie) introduites sur notre littoral, méditerranéen ou atlantique, trouvent des conditions écologiques proches de celles de leur région d’origine, dues en partie aux correspondances des latitudes (hémisphères inversés). Les acacias sont ainsi parfaitement acclimatés dans certains massifs acides de la Cote d’Azur et du Roussillon, particulièrement les Maures, l’Esterel et au pied des Albères. Ils se rencontrent également à l’état sauvage sur la côte basque, en Vendée et sur les côtes bretonne. Ils s’y ressèment spontanément ou produisent au printemps des drageons issus de racines et reforment des touffes très denses après les incendies et les gels. Ceci est surtout valable pour quelques espèces rustiques comme Acacia dealbata
Choisi par les botanistes Joseph PITTON de TOURNEFORT (1656-1708) et Philip MILLER (1691-1771), le mot « Acacia » vient du grec a-kakia, adaptation d’un nom ancien de la plante. Il fait allusion aux propriétés curatives ou magiques attribuées à certaines espèces connues en Egypte. Ce nom vient également d’un autre mot grec, « akis », signifiant épine. Il décrivait a l’origine, l’Acacia arabica, un épineux d’Afrique et d’Asie. Autres origines possibles, « acc », signifiant pointe, ou « akazo », aiguiser en langage celtique. En effet, plusieurs espèces sont pourvues d’épines. « Mimosa » vient du grec « mimos », imitation, et du latin « mimus », mime, allusion a la sensibilité presque animale des feuilles de certaines espèces et originaire des régions tropicales, représente des arbrisseaux, lianes ou plantes vivaces herbacées de fleurs ressemblantes à celles des Acacia mais de couleur rose violacée a blanc crème et n’ont de particulier que l’originalité de leur pouvoir de sensibilité lorsqu’on les touche ( Mimosa pudica).

 

Comment les reconnaître ?

La classification des Acacias s’est faite suivant de nombreux critères botaniques, mais l’on peut, en simplifiant ces écrits, distinguer en fait trois grands groupes principaux :

-Le groupe des bipinnatae comporte les acacias à feuilles composées bipennées (feuilles ressemblant à de petites feuilles de « fougère », munies quelquefois d’une paire d’épines.Ex : A.dealbata, A.baileyana, A.farnesiana..

-Le groupe des phyllodinae   rassemble les acacias à feuilles entières (appelées phyllodes), munies quelquefois d’épines.
Ex : A. retinodes, A. saligna, A. vestita,. A.paradoxa…

-Le groupe des mixtae  inclus les acacias qui, adultes, portent normalement des feuilles bipennées, des phyllodes et de nombreux intermédiaires.Ex :A.hanburyana, A.rubida A. melanoxylon…

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Description.

L’écorce est en général lisse, quelquefois duveteuse ou encore formée de petites lamelles ourlées. Sa couleur, très esthétique pour le jardin, va de l’argenté bleu-vert et gris-vert au brillant, opaque ou vert foncé, quelquefois pourpre (A. terminalis).

Le feuillage est  très varié : sans feuilles, avec des écailles ou des épines, avec des feuilles en forme  « d’aileron » ou encore des feuilles souvent composées, bipennées dont la grâce, la légèreté les ont fait, avec justesse, comparer à des plumes ou semblables aux fougères, de couleur vert ou gris-vert à bleuté ou pourpre, alternes et le plus fréquemment persistant.
La plupart des acacias toutefois, ont ce qu’on appelle des « phyllodes ». Ces derniers sont de forme variée. Leur fonction est la même  que celle des feuilles d’autres plantes. Ils réagissent par photosynthèse, permettant ainsi l’alimentation de la plante et la transformation du dioxyde de carbone en oxygène. Cette évolution des phyllodes a permis à l’acacia de conserver l’humidité en limitant la surface qu’ils exposent aux rayon du soleil.
Ils sont irréguliers et affectent des aspects triangulaires  à trapézoïdaux chez quelques espèces (A. cultriformis, A. truncata). Ils sont ovales, arrondis, plus ou moins asymétriques chez quelques autres ( A. rotundifolia). Enfin, dans la majorité des cas, ils sont lancéolés à linéaires , fréquemment falciformes ( A. retinodes, A. saligna). Les phyllodes sont parfois rigides et piquants ( A. juniperina, A. verticilatta), quelquefois junciformes  (A. calamifolia).
Chez quelques rares espèces , ils sont longuement décurrents sur la tige donnant aux rameaux aplatis un aspect ailé simulant des feuilles et dénommé « cladode », du Grec klodôdês : rameau ( A. alata, A. glaucoptera) .

Les phyllodes peuvent-être uninervés ou plurinervés. Dans ce dernier cas les nervures sont généralement parallèles. Leurs bords sont parfois limités par une nervure marginale et souvent munis d’une ou plusieurs glandes parfaitement visibles. Les rameaux et les phyllodes peuvent-être glabres ( sans duvet) , parfois visqueux (A. verniciflua, A. dodonaeifolia)  ou plus ou moins velus blanchâtres( A. podalyriifolia) velus glanduleux (A. lineata) ou soyeux (A. argyrophylla). Les feuilles ou phyllodes sont pourvues en base de stipules (appendices de forme variable) lesquelles sont souvent petites et caduques.

Chez certaines espèces, elles sont transformées en épines (A. paradoxa, A. farnesiana), pouvant devenir très longue (8 à 12 cm) et acérées (A. karroo).

Il faut voir réunis sous les yeux un grand nombre d’acacia afin de juger combien la nature est inépuisable et féconde pour avoir diversifié à l’infini la forme de ces phyllodes selon chaque espèce et d’après leur région de prédilection. La longueur moyenne des phyllodes de l’A minutifolia est en général autour de 1,5 mm, alors que celle de l’A stenophylla peut atteindre 60 cm de long. Les phyllodes sont habituellement considérés comme une adaptation au climat aride, mais en Australie, les phyllodes se sont développés de toute sortes de façon, indépendamment du climat.

Quand les graines d’acacia germent, les premières feuilles qui apparaissent sont appelées « cotylédons », puis viennent les feuilles adultes, qui ressemblent à de la fougère. Dans la plupart des espèces, ces feuilles font ensuite place à des phyllodes.

Ces « cotylédons » ne réapparaissent jamais. Toutefois dans les espèces  telles que l’A. baileyana, dealbata et terminalis, les feuilles type « fougère » restent inchangées. D’autres espèces comme l’A. rubida, conservent leurs premières feuilles plusieurs années de suite. Les phyllodes apparaissent lorsque l’acacia atteint un ou deux mètres de hauteur. Dans bien d’autres espèces comme l’A. melanoxylon on revient au processus initial si l’arbre a été abîmé, on aperçoit au bout des phyllodes, de petites feuilles rappelant celles des fougères.. Certains possèdent les deux types de feuilles : A. heterophylla, A. hanburyana

 

 

Les fleurs sont de formes et de tailles variées : petites, peluchées , régulières, solitaires ou en grappe, actinomorphes, c’est à dire sphériques ou cylindriques. Le calice a généralement 4 ou 5 dents, parfois 4 ou 5 sépales libres. La corolle peu visible, parfois absente, réunit 4 ou 5 pétales, soudées ou non. Ce sont les très nombreuses étamines, ordinairement dans un camaïeu infini de jaunes, parfois blanches (acacias africains) ou crème, quelquefois orange, exceptionnellement

mauves a rouges ( A. purpureapetala, A. leprosa « scarlet blaze ») qui donnent à la plante toute sa valeur décorative. Les inflorescences denses et globuleuses regroupent les fleurs sessiles. Etroitement rapprochées, elles forment des petites têtes sphériques, les « glomérules » ( du latin glomus « boule »), petites pelotes réunissant de moins de 10 à plus de 100 fleurs. Certaines sont en épis comme celles de A denticulosa ou d’A. longifolia, souvent dénommé «  mimosa chenille ». Les glomérules peuvent être solitaires, géminés ou fasciculés à l’aisselle des phyllodes ( A. armata, A. farnesiana) ou réunis en grappes axillaires et en panicules terminales ( A. dealbata, A. podalyriifolia).Les boutons floraux sont rapidement en formation dès que les nouvelles pousses se développent et peuvent mettre plusieurs mois avant de s’épanouir.

 

La floraison des acacias, souvent généreuse, se détermine à differentes époques de l’année et dure en moyenne de 3 à 6 semaines, suivant espèces et variétés. Certaines d’entre elles ne fleurissant que quelques jours, d’autres plusieurs mois(A .uncinata, A. retinodes) Liée aux conditions climatiques du moment  elle peut être décalée, en avance ou en retard par rapport à la date initialement prévue ou encore  écourtée ou abimée en période pluvieuse ou anéantie par grand froid.
Certains acacias fleurissent dès la deuxième année à partir du semis, d’autres peuvent mettre plusieurs années avant de fleurir. Tout est fonction de l’espèce mais aussi des différents modes de reproduction et de culture que nous verrons plus loin. La meilleure époque pour les voir s’épanouir dans la nature se situe entre décembre et mars/avril.

Le parfum
de ces fleurs, spécifique au « mimosa »,  peut être plus ou moins prononcé, doux et suave rappelant l’odeur de violette, de miel, quelquefois de jasmin ou de vanille ( A. suaveolens, A mearnsii, A. fimbriata A. cardiophylla). Certains mimosas n’ont pas d’odeur ( A saligna, A. longifolia.). Souvent les mimosas à fleurs jaune-pâle sont très parfumés (A. mearnsii « aestivalis ») . Là aussi, plusieurs critères interviennent concernant cette senteur : l’espèce,l’exposition, le vent, la pluie, le froid etc…

 

Les cosses et les graines :

Les cosses de graines, surtout avant maturité, donnent aux acacias un aspect très décoratif. Leurs formes sont très variées : petites, semblables

à des feuilles ou grandes, plates, ou comme de petits morceaux de bois..Certaines sont recouvertes d’une croûte d’aspect rugueux, d’autres sont couvertes de petites veines, quelques-unes sont droites et allongées, d’autres sont renflées, charnues ou tordues en forme de « scoubidou », en petites bottes serrées et à bord plus ou moins contractés entre les graines .

Ces dernières sont nombreuses, uniformes ovées, oblongues, assez petites, brunes à noires. Certaines de couleur très vive attirent oiseaux et insectes. Recouvertes d’une enveloppe souvent très dure, les graines d’acacia restent viables pour un temps plus ou moins long en fonction de la dureté de cette enveloppe qui varie suivant les espèces. Leur funicule est souvent replié sous la graine, parfois il l’entoure complètement. La germination, à l’état sauvage, a souvent lieu après un feu ou des pluies.

Les racines des acacias, peu profondes, sont souvent traçantes  et ont le pouvoir de retenir terres et talus. Pour quelques-uns d’entre eux, elles sont envahissantes et émettent de nombreux rejets. C’est le cas pour l’A. dealbata , A. melonoxylon, A. saligna et quelques autres. Ces racines, comme toutes celles des légumineuses, ont la capacité magique de fixer l’azote atmosphérique. Le rhizobium (bactérie), induit sur la racine des mimosas, la formation de nodosités, véritables organes spécialisés dans la fixation de l’azote au sol.

Le port, la forme, la taille et la durée de vie.
A maturité, la forme et la taille des acacias ne sont pas à négliger quant à l’effet de décoration. Quelques-uns ont un port érigé assez droit et d’un grand développement  A. melanoxylon ,A. dealbata qui font partie des plus hauts acacias en Australie (25 à 30 M). D’autres restent arbustifs cultriformis, boormanii . Certains sont retombants et gracieux : howittii, vestita…, pleureurs comme A. dealbata « pendula ». D’autres encore, son très petits et peuvent former un tapis de sol A. cometes ou prostrés à rampant couvre-sol comme certaines hybridations de A .dealbata, cultriformis, baileyana, cardiophylla, longifolia…Enfin, il existe dans les fôrets tropicales de la péninsule du Cap York en Australie, deux espèces grimpantes dont l’acacia albizioides.

De très grands écarts de taille sont présents entre les espèces : par exemple l’A . depressa est un arbuste compact, prostré, ayant la forme d’un coussin de 2 à 5 cm de haut, alors que l’A. bakeri est un arbre des forêts tropicales, atteint 35 m de haut. Ils ont en général un développement rapide en rapport avec leur port.

Il est important de préciser que la taille de certaines espèces cultivées dans nos régions, est souvent inférieure à celle qu’ils peuvent obtenir dans leur milieu d’origine.

Les acacias sont souvent donnés pour avoir une vie courte avec un éventail de durée allant de 5 ans pour un acacia pulchella, appelé aussi « moïse piquant », à 10 à 15 ans pour l’A. baileyana et l’A. podalyriifolia… Il faut tenir compte que des conditions défavorables de climat (sècheresse) ou de situation peuvent  réduire la vie des plantes. L’attaque par des insectes est aussi à considérer comme un facteur de mort prématurée. Il existe de nombreuses espèces bien connues pour vivre de longues année et certaines jusqu’à un grand âge tel que l’A . melanoxylon, l’A. aneura, et l’A. peuce du désert intérieur de l’Australie. Certaines espèces africaines deviennent souvent centenaires

 

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Rusticité des Acacias :

Un mimosa n’est ni un « géranium » ni une bougainvillée », même si ceux-ci transmettent une image de plante méditerranéenne, voire exotique pour certains et bien qu’il se développe également en Bretagne, il ne fait pas partie de ces végétaux gélifs à 0°C.
-5° à -8° centigrade pour les espèces et variétés à feuilles  entières appelées, «  phyllodes », quelque soit leur couleur, vert ou bleuté et la grande diversité de leur forme : petite, étroite ,allongée, triangulaire, arrondie, filiforme, etc.…
-8° à –10°C pour les espèces et variétés à feuilles composées-bipennées et pour celles à feuilles composées et entières à la fois (A. hanburyana) , de couleur vert, bleuté ou gris- bleuté ressemblant à de petites feuilles de « fougère ».Malgré tout certaines espèces à feuilles composées bipennées restent plus sensibles au froid que ces températures données (A. mearnsii, A. glaucocarpa)

Sachez-le, ces températures représentent une moyenne générale relative et sont données à titre indicatif, quant au fait que plusieurs facteurs et conditions interviennent concernant la résistance au froid d’une plante et d’un mimosa en particulier :

-Etat physiologique et âge de la plante.
-Situation et emplacement.
-Hygrométrie et nature du sol.
-Vent, lumière et température
-Durée et intensité du froid.

 Certains professionnels affirment des rusticités avoisinantes des -15° C… ???

Confirmé par des naturalistes et botanistes Australiens, les acacias ne supportent pas des températures au delà de
 -12° C.

Exceptionnellement, l’A. greggii  des hauts plateaux du Mexique  est résistant à – 14°.

L’A. dealbata « subalpina », des Blue Mountains (Australie) n’est qu’une hybridation de l’A. dealbata, sans peu d’intérêt (sinon commercial) et pas plus résistant.   

 

Méthodes de multiplication :
 
Le semis se pratique en  début de printemps. Il est recommandé de faire tremper les graines dans de l’eau très chaude et de les laisser ainsi quelques heures.

Une fois égouttées, dès  qu’elles ne collent plus et sans tarder, elles peuvent alors être semées dans un mélange  de 50% de tourbe blonde et 50% de sable fin. Les graines sont recouvertes de 2 fois leur épaisseur. Le semis peut être fait, à la volée, en terrine, mais il est recommandé d’utiliser des petits godets ou petits pots et de pratiquer un semis en poquet c’est à dire de semer plusieurs graines (4 ou 5) dans le même contenant.

Explication : En terrine, les jeunes plants devront être repiqués ce qui représente une opération délicate à savoir qu’il faut éviter de blesser voire de casser les jeunes racines.

En godet, il suffira, au moment du rempotage ou de la mise en terre de sélectionner le plus beau plant en conservant la motte initiale sans aucun dommage. Les semis seront placés au chaud 20 à 25° C et à demi ombre et tenus arrosés quotidiennement. La levée se fait sur 10 à 20 jours suivant les espèces.

Les graines récoltées sur des arbres hybrides ou de variété horticole sont souvent stériles.

Le bouturage se fait à l’aide de jeunes pousses prélevées au bout des rameaux et trempées d’hormone puissante. Repiquées en petits pots ou mieux, en alvéoles, dans un mélange drainant de tourbe blonde et de sable, elles doivent être placées en atmosphère confinée et saturée de vapeur d’eau ce qui implique un matériel spécifique et cette méthode de multiplication délicate et aléatoire est réservée à certains professionnels bien équipés.

Il est, de plus, difficile, de multiplier ainsi certains acacias. Les variétés horticoles de l’acacia dealbata qui se boutures plus facilement ne peuvent être plantées en terrain calcaire.

Le marcottage :
De nombreux acacias ont le pouvoir d’émettre des racines adventives et il est assez aisé de les multiplier par ce procédé. En mars/avril, il suffit de courber une jeune branche au sol, de l’ancrer afin qu’elle ne se soulève pas, en  enterrant, de préférence en pot, une partie de cette dernière sur laquelle on aura préalablement enlevé l’écorce sur 2 ou 3 cm (incision annulaire). La nouvelle plante est racinée en 8 ou 10 semaines et séparée de la plante-mère par entailles successives.

 Le marcottage aérien se pratique aussi à la même époque sur de jeunes branches bien saines en recouvrant l’incision annulaire d’un manchon de sphaigne (mousse naturelle) détrempée et enrubannée en « papillote » à l’aide de papier aluminium ou de film plastique. Le sevrage se fait  2 ou 3 mois plus tard et les nouvelles plantes sont alors rempotées, bien arrosées régulièrement et conservées  en demi ombre afin de parfaire leur enracinement avant  d’être vendues.

Sachez-le :
Le marcottage d’acacias  permet d’obtenir à l’identique et rapidement une nouvelle plante de taille correcte et fleurie dès la première année car les branches utilisées sont alors boutonnées .Inconvénient :L’acacia dealbata et ses variétés horticoles  produites ainsi ne peuvent être plantées en terrain calcaire (chlorose). Il en est de même pour toutes les espèces silicicoles. En terrain acide, elles vont irrémédiablement s’affranchir.

Mises à part quelques régions au sol acide où le mimosa s’est aujourd’hui naturalisé, malgré un climat clément et adéquat, les zones calcaires sont dépourvues d’acacias spontanés. En 1892 un horticulteur de Cannes eut l’idée de greffer l’A. dealbata sur l’A. retinodes, un des seul mimosa, franc de pied, à se déveloper dans la région calcaire.

Le greffage par approche :

Cette méthode de multiplication permet :
- d’obtenir de nouveaux plants adaptables en sol calcaire (plus de chlorose).
- de multiplier exactement à l’identique l’espèce ou la variété.
- de ne plus avoir de développements de drageons envahissants pour certaines espèces et variétés, en particulier l’A.     dealbata.
- d’obtenir de nouveaux plants en fleur dès la première année (les greffons utilisés portent déjà des boutons à cette époque).

En juin/juillet, les branches maîtresses d’un «  pied mère » sont courbées et ancrées au sol. Les jeunes plants d’A. retinodes (porte-greffe) élevés en pot sont alors présentés contre les branches axillaires (greffon).Avec un crayon feutre, on détermine l’emplacement (au plus près du collet) et la longueur de la greffe (6 à 10 cm). On enlève  l’écorce sur les deux sujets de grosseur identique, greffon et porte greffe, qui sont alors plaqués et ligaturés assez serrés ensemble à l’aide d’un lien (bande élastique ou raphia). Pour finir, la greffe est ensuite habillée d’un morceau de papier glacé pour la protéger du soleil et du vent.
Les nouvelles plantes ainsi greffées sont tenues quotidiennement arrosées.
Le « sevrage » se fait en octobre en pratiquant sur le greffon, au raz de la greffe, un grattage de l’écorce ou une entaille en V. Cette opération est renouvelée quelques jours plus tard et en novembre, les sujets greffés sont définitivement séparés du pied mère. Les plants sont alors nettoyés (élimination du papier, du lien de serrage…).On supprime alors la partie  aérienne du porte greffe en conservant au dessus de la greffe un morceau de ce dernier (onglet de greffe) qui sera définitivement sectionné (au raz de la greffe) au printemps suivant.
Enfin les plants sont tuteurés , classés et mis en « quarantaine » (10 à 15 jours) en serre froide demi ombrée afin de s’assurer de leur bonne reprise avant  leur commercialisation.

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Symptômes, maladies et ravageurs :

Le gel peut occasionner des « brûlures » sur l’extrémité des rameaux et provoquer l’avortement des inflorescences. Taillez ces derniers une fois la période de froid passée.
 

En sol calcaire, certains acacias ont tendance à « chloroser », le feuillage  prend une teinte jaune et la plante végète et finie quelquefois par dépérir. Traitement du sol au sulfate de fer (2 ou 3 fois à 10 jours d’intervalle entre mars et septembre).
Il est recommandé de planter des espèces calcifuges ou mieux des espèces ou variétés issues de greffe et d’éviter bouture et marcotte si l’espèce ainsi reproduite n’est pas appropriée à la nature du sol.. Apport de fer et de terre de bruyère dans le trou de plantation .
 

Le plant de mimosa dépérit et meurt suite à l’attaque d’un champignon microscopique (cylindrocladium) : c’est la maladie du collet noir. C’est parfois l’arbre tout entier qui  se dégarnit, branche par branche, ou encore,meurt, soudainement, en quelques jours. Ce champignon (phytophthora sur racines) est véhiculé par la sève et le mimosa est foudroyé.  Dans ce cas, il est impératif de dessoucher, de détruire, (par le feu, si possible) et de désinfecter le sol avant toute nouvelle plantation.

Dans ces deux cas, seul un traitement préventif avec un fongicide est préconisé.

La fasciation: Ce phénomène se produit rarement. C'est une déformation active sur les jeunes tiges qui s’aplatissent et s’enroulent parfois en formes disgracieuses, due à une bactérie ou un virus. Il faut éliminer les rameaux  atteints jusqu'à la partie saine de la branche  ou encore, dessoucher et brûler la plante et désinfecter le sol si le cas se reproduit.

La fumagine est un champignon  qui se développe sur les sécrétions d’insectes (cochenilles, psylles…) et donne à la plante un aspect noirâtre. Traiter en hiver avec du sulfate de cuivre. Il est surtout préférable  de traiter les insectes envahisseurs dès leur apparition.

Les psylles ou « faux pucerons » apparaissent au printemps et en été. Insectes « piqueurs », ils provoquent des déformations de la feuille et des pousses terminales et produisent du miellat en abondance dont se nourrissent les fourmis. Certaines espèces sont très  concernées : A. baileyana et ses variétés, A. retinodes et ses variétés, A. longifolia, A. decurrens…Traitement biologique avec du purin d’orties  ou avec des insecticides spécifiques du commerce .  

                      

psylles sur A. retinodes

La cochenille Australienne (parce qu’elle  a été introduite avec les mimosas d’Australie), icerya purchasi s’attaque surtout aux acacias et aux agrumes . Elle se reconnaît facilement, duveteuse et cotonneuse, elle est pourvue d’un volumineux sac blanc abritant des milliers de petits œufs et de ce fait, se reproduit très rapidement lorsque la plante est colonisée. Elle est nuisible en piquant toutes les parties du végétal, provoquant le dépérissement, et dessèchement puis la mort de la plante parasitée. Une coccinelle, rodolia cardinalis, elle aussi Australienne, est le principal prédateur de cet insecte. Les insecticides à base d’huile blanche sont efficaces au printemps et en été. Le savon noir dilué dans l’eau l’est aussi pour traiter un mimosa cultivé en pot par exemple

Icerya purchasi sur A. paradoxa

 

 

 

 

 

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